Restaurant Le Chardenoux des Prés de Cyril Lignac (Paris, 6ème) : mon avis

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Après avoir consacré un article (élogieux) à cet établissement, le mois dernier, sur mes autres blogs http://inthemoodlemag.com et http://inthemoodforluxe.com, j’y suis retournée, avant-hier. L’occasion d’ouvrir cette nouvelle rubrique consacrée aux restaurants sur Inthemoodforhotelsdeluxe.com.  Alors, la qualité était-elle toujours au rendez-vous?  Cette deuxième dégustation a-t-elle confirmé la première. Réponse ci-dessous.

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Trouver de bons restaurants dans le sixième arrondissement de Paris, c’est-à-dire où l’accueil et la qualité des produits soient à la hauteur, relève du défi, en tout cas pour ce qui en est des bistrots. Habitant dans le quartier depuis dix ans et étant toujours envoûtée par son Histoire, son charme,  sa qualité de vie, je me désole en revanche de l’offre gastronomique proposée dans ce magnifique quartier mondialement connu. Mais, franchement, entre les restaurants « à la mode » où le mépris du client est la règle et l’amabilité l’exception et les restaurants d’apparence traditionnelle qui sont des attrape-touristes dans lesquels la nourriture est médiocre quant elle n’est pas immonde sans parler des prix qui eux aussi sont rarement aimables, il y a de quoi se désespérer de trouver de bonnes adresses. Je passe aussi sur ce restaurant de burgers où va le « Tout-Paris » et où on trouve du moisi sur les desserts où encore un autre où les plats (mauvais) arrivent froids appartenant à un célèbre groupe de restauration déjà épinglé pour discriminer ses clients en fonction de leurs apparences physiques. Je n’oublierai pas non plus la « Grille Saint-Germain », le dernier testé (à nouveau: ma première impression avait pourtant été bonne) avant le Chardenoux des Prés, où la même garniture est proposée avec quasiment tous les plats et où la tarte tatin grossièrement cuisinée contenait un nombre de pépins consternant.

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J’étais donc plutôt sceptique en prenant la direction de la charmante rue du Dragon où se situe un des trois restaurants du chef Cyril Lignac…

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Le site officiel de Cyril Lignac nous rappelle son parcours et la genèse de l’établissement : « après son apprentissage dans l’Aveyron, sa région natale, le chef Cyril Lignac rejoint la brigade du chef Alain Passard au restaurant l’Arpège à Paris en 2000. Il continue ensuite à se former auprès des plus grands chefs tels que Pierre Hermé, Alain Ducasse à la Grande Cascade ou encore les frères Pourcel au Jardin des Sens et à la Maison Blanche. C’est à leurs côtés qu’il découvre le plaisir de l’improvisation et que sa passion pour ce métier s’affirme. En 2005, il ouvre son restaurant gastronomique, Le Quinzième à Paris. Il propose une cuisine d’inspiration raffinée, centrée sur le produit. En 2008, il prolonge l’aventure et reprend le bistrot le Chardenoux, inscrit aux Monuments Historiques. Il remet au goût du jour des recettes de terroir qui lui rappellent ses racines culinaires, une cuisine sincère et authentique. Il décide de transmettre son savoir-faire au grand public et ouvre en 2010, l’atelier Cuisine attitude. Véritable atelier de création culinaire, ce lieu de vie au cœur de Paris accueille néophytes et amateurs avisés. En 2011, il décline la cuisine de son bistrot Le Chardenoux dans un nouveau lieu chargé d’histoire, le Claude Sainlouis qu’il rebaptise Le Chardenoux des Prés.  Le Claude Sainlouis, bistrot incontournable du Saint-Germain des Prés des années 60/70 était un passage obligé pour dîner avant une virée de nuit dans les clubs de la rive gauche. Le Tout Paris venait pour le charisme emblématique de son propriétaire, Claude Sainlouis. Entre 2000 et 2010, c’est le restaurateur Daniel Vermot qui reprit cette institution Bistrotière. Passionné de politique, il le décora de portraits des présidents français et le renomma « Claude Sainlouis : le restaurant des présidents ».Le Chef Cyril Lignac le rebaptise à son tour Le Chardenoux des Prés, faisant écho à son premier bistrot, de la rue Jules Vallès, tout en préservant l’esprit du lieu. La fameuse tapisserie fleurie a été restaurée, tout comme le carrelage gré cérame d’origine dont la couleur moutarde se marie au camel-Cognac des banquettes en cuir. Les tables nappées sont éclairées par des lampes vintage et le bar en marbre a été agrandi afin de pouvoir s’y installer confortablement. »

De l’extérieur, l’établissement semble plutôt triste et j’avoue que je n’étais pas convaincue d’emblée par la tapisserie fleurie d’allure vintage. Mais dès le seuil de la porte franchie, ces impressions se sont envolées. L’endroit est nimbé d’une lumière chaleureuse et ici on ne vous accueille pas en vous regardant de la tête aux pieds en ne daignant pas vous saluer (dire bonjour, quelle idée, voyons!) mais en vous accueillant aimablement et en se disant « enchanté » de vous accueillir. La musique est judicieusement choisie (ah, l’inénarrable « Wild horses » des Stones), ni trop forte ni pas assez. Le service est aimable, empressé sans vous donner l’impression que l’addition arrivera sur la table avant que vous ayez commandé et que, finalement, c’est tout ce qui compte. Non, on vous laisse le temps de choisir.

Le soir, vous sera proposé un menu à 39 euros (entrée-plat-dessert) avec, au choix, 4 entrées, 4 plats de résistance, 4 desserts…la première fois…et même 5 entrées, 6 plats de résistance et 6 desserts la deuxième fois.

La première fois,  j’avais opté pour la TERRINE DE FOIE GRAS DE CANARD DES LANDES, condiment aux agrumes, salade verte en entrée, pour l’ESCALOPE DE VEAU MILANAISE, pommes de terre grenailles confites citronnées en plat de résistance et en dessert pour le Moelleux au chocolat grand cru, crème glacée à la vanille Bourbon tout en goûtant au PAIN PERDU AUX POMMES CARAMALISEES,  caramel de noisettes et crème glacée à la vanille.

A ma grande et agréable surprise, j’avoue qu’il n’y a eu aucune fausse note. Les mets étaient de qualité, frais et goûteux. La quantité était au rendez-vous. Le service prévenant et discret. Même le fondant au chocolat n’était pas trop lourd et succulent (je le prends souvent à titre de comparaison dans de nombreux restaurants puisque c’est un incontournable et rares sont ceux qui sont réellement digestes). Quant au pain perdu, j’opterai pour celui-ci la fois prochaine tant ce que j’en ai goûté m’a enchantée.

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Cette deuxième fois, j’ai opté à nouveau pour la terrine de foie gras de canard des Landes, en revanche en plat de résistance j’ai choisi le « Merlu rôti au beurre noisette, croustillant de pain, girolles cuisinées au jus ». Un délice onctueux, léger et craquant que je vous recommande vivement.

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Et en dessert, j’ai à nouveau succombé aux charmes du moelleux au chocolat tout en goûtant au « Pain perdu aux framboises, crème glacée à la pistache de Sicile », là aussi un régal.

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Le tout pour à peine plus de 100 euros pour deux, vin et eau minérale compris, sans oublier les petites madeleines sorties du four offertes en guise de mignardises (la première et la deuxième fois).  Un rapport qualité/prix qui défie toute concurrence (vous pourrez aussi opter pour le déjeuner, entrée/plat/dessert à 27 euros ou entrée/plat ou Plat/dessert à 22 euros), en particulier dans le 6ème où les tarifs sont souvent prohibitifs.

Vous pouvez également choisir parmi les plats à l’ardoise:

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 Un restaurant qui fait réellement honneur au quartier et à la cuisine française dont il sublime la tradition et les produits du terroir. Un endroit et une cuisine généreux et agréables dont on ressort avec une seule envie: y revenir! Ce que je compte bien faire une troisième fois très bientôt tout en testant les deux autres restaurants du chef et sa pâtisserie pour, enfin, déguster sa célèbre tarte au citron.

Si vous passez dans le 6ème, faites-moi confiance et allez déjeuner ou dîner au Chardenoux des Prés. Vous l’aurez compris, cette deuxième dégustation a plus que confirmé la très belle surprise de la première, autant pour le goût et la qualité des produits que pour l’accueil souriant et la discrétion du service. Je vous recommande cet établissement sans réserves.

Notez enfin que le restaurant est ouvert tous les jours, véritable atout dans un quartier où les restaurants sont souvent fermés le dimanche et/ou le lundi.

Le Chardenoux des prés

http://www.restaurantlechardenouxdespres.com/fr/#

27, rue du Dragon – 75006 Paris

Métro: Saint-Germain des Prés (ligne 4),

Saint-Sulpice (ligne 4), Mabillon (ligne 10),

Sèvres-Babylone (lignes 10 et 12)

Bus: 84, 87, 39, 48, 63, 70, 86, 95, 96

Réservations : 01 45 48 29 68

Ouvert tous les jours

Du lundi au vendredi : de 12h à 14h30

Le samedi et dimanche de 12h à 15h

Dîner de 19h00 à 23h00

Moyens de paiements acceptés :

Carte bancaire, American Express.

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6 Commentaires le “Restaurant Le Chardenoux des Prés de Cyril Lignac (Paris, 6ème) : mon avis”

  1. B letrichez dit :

    Bonjour , comme vous j avais eu une première expérience culinaire au chardenoux très réussie! Un régal.., tout y était parfait… Fort de cette expérience, nous avons il y a 15 jours décidé de faire découvrir la cuisine bistro du chef à mes beau parents au chardenoux de près… Effectivement, le personnel est agréable, je note malgré tout que nous avions réservé une table mentionnant la présence de notre fils de 2 ans et que nous avons donc eu une table au fond du restaurant à proximité immédiate des sanitaires… Coïncidence??? Ensuite tout c est gâté,.. Fois gras amer avec une multitude de nerfs… Volaille au top mais purée vanille… Sans vanille et cerise sur le gâteau, paille de fer dans le baba… J ai fait part de cela au serveur… Pas de réaction, j ai envoyé un MSG sur le profil du chef, réponse marketing du community manager…. Dommage… Je suis pourtant assez an de la cuisine du chef, de celle du quinzième ainsi que des recettes des bistros, mais ce fausses notes certe sans gravité, ne nous motivent pas à retourner dans l un des chardenoux…

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    • Inthemoodforhotelsdeluxe dit :

      Bonjour,

      Je vous remercie pour votre commentaire constructif. Pour le foie gras, la personne qui m’accompagnait a en effet apparemment eu le même souci…J’y retournerai sans doute et je ne manquerai pas de le signaler ici par un nouvel article si je remarque également des impairs.

      Bien cordialement.

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  2. Thierry Poisson dit :

    Bonjour
    Vous dites que votre invité a eu également un soucis avec le foie gras , pourquoi ne pas l’avoir mentionné dans votre article ?
    Peut-être précisé si vous avez été invité par l’attaché de presse du groupe cyril lignac ou si vous étiez là-bas incognito …

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    • Inthemoodforhotelsdeluxe dit :

      Bonjour,
      Je ne l’ai pas mentionné dans l’article, tout simplement parce que la personne qui m’accompagnait vient de me le dire, suite à la lecture de ce commentaire. Je signale systématiquement ici lorsque je suis invitée par un hôtel ou un restaurant, ce n’était pas le cas en l’espèce. J’y étais incognito, tout comme la première fois. J’y retournerai une troisième fois pour confirmer ou infirmer cet avis, et je ne manquerai pas de noter ici si mon avis a changé, en positif ou négatif.
      Bien cordialement.

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  3. folquer dit :

    Cet article conforte mon envie d y aller.merci beaucoup

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